Mère si

Megère et mère dans la galère 
Faisant la guerre au réverbère 
Car son fils n’aura pas de père
Puisqu’il choisit l’autre hemisphère

Amère et mère dans la misère
Qui n’a plus que ses prières 
Elle attend Sagement que l’enterre
Ce temps qui Nous méne tous en bière

Megère et mère qui persévère
Tu vaux bien mieux qu’un père sévère.
Tu chauffe mon coeur malgré l’hiver.
Alors qu’aille en enfer mon Pere

Recto berceau

Ames qui s’envolent et sang versé
Vies que l’on vole pour un verset. 
Coeurs en révoltent ou renversé,
Drames et alcool sous un tercet. 

Amis d’école ou du berceau,
Jeunesse folle pleine d’aversion.
Destins sans rôles, ère du Verseau,
Une seule parole, mille versions.

Coeur qui aiment sans la raison
Detournant l’oeil du sang versé
Coeur en amour en toute saison
Chantant toujours les mêmes tercets

Chantant a tue tetes mille questions
Au risque d’être vile et chassé
Au fil du temps s’enfuient caché
Craignant leur ombres comme prison

Voyant la vie recto-verso 
Encre maudite sur le papier 
Ne peuvent que la jouer perso
En priant les mortes années

Passant a la prochaine section
Ils ne peuvent qu’en finir vexés 
Seront soit homme soit déjections
Pour par la haine n’être indexés.

Ils Immunisent a l’infection
Celle qui fait nos coeurs gercés
Trains qui manquent la destination
Nous condamnent a recommencer 

Et je n’changerai pas de version 
Generation decomplexés.
Car ni les flics ni la prison 
ni mêmes mes milles épaules luxées
Ne sauraient m’enlever raison
Malgré vos promesses remixées

Shaitan

Je suis le dieu mauvais 
Birllante étoile du matin
J’arpente mieux les pavés
Que le carosse de vos voisins.

Au nom de dieu le pere,
Et de son beau jardin
Japporterai l’enfer
Et une dure mort aux Cherubins.

Au nom du paradis
Caché sous des plumes d’anges,
Je courrone les rois, a leur table je mange
En riant de plus belle, j’y boirais toute la nuit.
En bénissant le roi, et tous ses bons ministres,
En benissant cent fois la fois et ce bon Jesus christ
Si tu ne crois pas en moi, et te penses être bon
Sois sur que dans mon au-delà tu paieras l’affront.

Oh féministe

Oh féministe, que tu es triste
Au nom des fières minorité
Je crache un glaire sur ta pitié
Et ton fascisme d’oeuphémismes

Oh toi social justice warrior
Enfant de bourges et fils de rien.
Nos frères noirs sont assez forts,
Pour se passer de ton chagrin. 

L’approproation culturelle, 
N’est rien que geste fraternel,
Nous rêvons tous sous le même ciel,
Trop vaste il brise vos esprits frêles.

Vous traitez l’autre en animal, 
Nous nous voulons pas de piédestal. 
On lutte franchement contre un égal,
Nulle victoire sans une combat loyal.

Yesterday

Si perdre un jour sa moitié équivaut à mourir entier Puisses le ciel m’acccorder, d’aujourd’hui reposer en paix.
Car  mon curé j’ai tant pêché, car Con je l’ai laissé filer.
Je ne saurai me pardonner de ne pouvoir mourir entier

Mais si certaines rimes sont faciles
Elles ne plairônt qu’aux imbéciles
Car je damnerai bien les enfers
Pour encore aujourd’hui lui plaire

Sans ses sourires aucune fable
N’anime plus mes châteaux de sables
Et pour toujours j’attends affable
Qu’elle fasse de moi plus qu’un minable.

La seule reine de mon Ryad
Seule sur la scène me laisse en rade.
Dans ses yeux j’aime mes noyades
Car ses absences font la vie fade.

Demain

A toi jeunesse criminelle,
Au RAP à la faveur du soir
À la révolte des êtres frêles
Au drapeau blanc dans la main noir

A toi citoyen de demain,
dépositaire de nos destins
Puisses tu pardonnez mon chagrin
Car mes rêves ne sont que les tiens.

J’espère un jour que les débiles
Seront vaincus par les brillants
Pour que succombent les fragiles
Et que l’espoir soit vaillant

 

Métisse

Car nos anciens eurent Voltaire
Et que nos parents furent si  braves
Que Nos enfants vivent donc misère
Et que les suivants soient esclaves,

Ne vois tu pas gamin, comme la France est belle?
Et Pour elle tu subiras bien, les pires souffrances du ciel.
Et si elle n’a sû te bercer, c’est sans doute la faute à ta mère
Et si tu n’aimes pas la France, vas donc te faire voir en enfer !
Et si tu es fils d’immigré, saches que le patriote te blâme.
Et que c’est malgré tes diplômes qu’il te ne te souuhaite que les flammes.
Et saches que tes rébellions seront à jamais criminelles
Car dans la pupille de ces chiens tu n’vaudras pas mieux que le fiel.

Et si tu révais de Paris, d’être bénis par le soleil,
De n’être qu’enfant des Lumières pour enfin approcher le ciel.
D’être héritier des sages et de plus loin leur faire écho.
Pour mériter ces pénibles voyages en bâteau.

Pour être enfant du bien, pour être enfant du Cid
Pour n’être enfin que fils de rien sous le regard de l’oeil lucide.

Fratel

A toi mon grand ami, A toi mon frère
A toi mon seul frangin, enfant d’une autre mère
A toutes nos ivresses, toutes nos solitudes,
A toutes nos paresses, toutes nos habitudes

A toi qui fut présent lorsque les larmes chassaient sourire
A toi qui sût toujours prédire les rires de l’avenir.
A toi qui fut présent quand les tempêtes et les galères.
Firent fuir les faux amis pour me faire voir qui sont mes frères

A toi qui pour toujours auras unee place à ma table
Tu seras parrain de mes gosses et tu leur conteras des fables.
A toi sur qui je compte, à toi sur qui je table.
A toi qui me connaît même quand je suis au plus  minable.

A toi mon pote Nico,

a toi fréro
A toi le best des amigo,
Toi le plus pâle de mes négro
Et J’espère que jamais ne cesse

notre sii belle amitié

J’espère toujours sur elle compter

En temps de joie ou de tristesse,

Comptine

Accueille cette nuit tous les fantômes qui t’entourent
Les esprits vagabonds qui naissent lorsque meurt le jour.

Oh Scories fatiguées
des romances fanées du moi d’antan.

Oh feu rires endiablés
Amis ternis, mortes années, et joies d’avant.

S’effacent au passage du temps.

A toi étoile du matin qui périclite du firmament
Mais on ne peut guère y remédier, puisque toujours gagne le temps.
Si terne est ton pouvoir magique, lui qui pourrit sous la patine.
Assassiné ! Qu’elle est tragique ! la mort qu’inflige la routine.

Pourtant.

Dans ma mémoire résonnent sans cesse les matines.
Et toujours seront célébrées les mélodies de nos comptines.

 

Murmure

A toi

Mon ami.

Parles moi hors de ton cynisme,
Oublie ton dieu et son fascisme
Parles moi sans ton athéisme.
Faisons un peu preuve d’héroïsme.

Essuyons ensemble les larmes,
Sur les visages des orphelins
Puisqu’au final ce sont nos armes
Qui décidèrent de leurs destins.

Donnons la main à ces gamins
Qui n’imaginent même plus demain
Car nous les grands, sommes des gredins
Coupables bien-sûr de leurs chagrins

Nous leur devons bien ce poème
Pour que jamais plus ils ne craignent
De vivre en esclave d’un règne
De vivre en vendus à la haine

Alors je murmure une prière,
Et la laisse aux soins des nuages.
Pour que ce sourd de « Dieu le Père »,
La porte aux victimes des nauffrages.