Avocat du diable ?

« (…) Satan et Dieu m’ont soudain semblés être deux figures construites symboliquement en symétrie, émanantes, synchrones et globales, contraires et pourtant constamment en équilibre.

Variables dont la somme reste constante, traversant le temps, tantôt en s’annulant ici, tantôt en se détrônant là bas ; Liés l’un à l’autre comme l’Homme l’est à son double qui se voit inversé par le mirroir. Contraires l’un de l’autre, ils le sont peut-être, mais ils n’en demeurent pas moins intimement liés et dépendant d’un seul mouvement. Une seule décision, un seul être, et partant, deux concepts. Narcisse ne peut  sans ne pouvoir empêcher de créer son inverse sur la surface de l’eau.  

Un jeu à somme nulle, sans grands doutes. Comment en pourrait-il-être autrement pour que puisse naître un Univers « ex nihilo » ?

Essences inspirées du même souffle, animées d’un seul mouvement, comme l’est un tirage du négatif sur pellicule, elles sont donc identiques ; la « même » photo, mais sous deux formes synonymes, non dans leur perception, mais parce qu’elles sont unies par un besoin originel et réciproque de l’autre afin d’être. 

Inverser tous les signes d’une équation n’en change pas la valeur ou le sens global, juste la polarité locale.


Dans les anciennes religions des Antiques, les premiers Dieux étaient mauvais et pourtant créérent à terme ceux qui sont vénérés. 

Dans les monothéismes, les premiers Dieux sont perfection et vénérés, et pourtant finissent par créer démons et succubes. 

Les deux faces ne sont, en fait, qu’une seule et unique idée, puisque l’une sans l’autre perd son individualité et devient diffuse, semblable à un champ scalaire tel que celui dit « de Higgs », responsable de la masse, propriété qui peut étonnament « ne pas être », axiome d’hier dont le bon-sens et l’instinct se languissent.

Sans le criminel, nulle vertu et sans l’alcool, quelle tempérence ? 
Et sans jamais goûter le sucre comment connaître l’amertume ? 

Sans le noir du cosmos et l’angoisse qu’elle inspire,
L’on ne verrait nulles étoiles  Nulle lueure qui rassure.

Ce qui devient infini, en somme, disparaît du monde réel, car il devient le monde réel. 

Car ce qui est infini, est sans valeur.

(…)

 

Source : T.D.

 

Digression : Le raisonnement dans l’autre sens… 

La masse qui fût secrète car confondue avec le poids et indicernée d’avec la gravité, durant les siècles qui préparaient la venue d’un « Newton », la naissance d’un savant, génial, parce que privé de « sens commun », capable de proclamer, pour chacune, une existence propre et cela malgré l’expérience quotidienne qui ne les exprimait pas l’une sans l’autre….

Celles-là devinrent alors des « individus », des « atomes conceptuels »…

…avant que la premièrene soit rétrogadée par les sciences contemporaines au rang de propriété secondaire de la matière et que la seconde ne soit plus une force, mais une propriété seconde de l’espace temps, et donc, pour les deux, indistinctes de l’Existence elle-même ; Pourtant tellement omniprésente qu’elle en étaient devenues un « élément du décor », un axiome indisociable du réel que l’on ne questionne pas. D’une évidence telle que l’on peut même plus le voir sans fermer auparavant les yeux.

Lorsque nous découvrant une interraction entre deux variables à l’intérieur d’un concept ou d’un phénomène, nous pouvons certes les abstraires « en droit ». Pourtant, « en fait » Elles ne sont deux que l’une avec l’autre, discernables mais si fortement imbriquées que le constat aurait pû toujours nous échapper. 

L’esprit qui observe les détail en discrimine les composants et leurs relations. Il comprend en décomposant. 

Pourquoi ne pas tenter de « composer » réel lorsqu’on regarde dans l’autre direction, ignorer les atomes pour voir que la matière n’est que le vide qui se meut ?

 

 

 

Portrait n°1: Je suis l’argent

Sans moi tu pars pas en vacances,
Je suis le Christ de la finance.
Me voir est synonyme de chance.
Point de bonheur en mon absence.

Je suis le nerf de la guerre, je suis la racine du mal,
J’ai enfanté toute la misère depuis le SIX à la City.
J’ensorcelle la terre, qu’il fasse jour ou qu’il fasse nuit,
Je sépare même les frère car moi seul prime la morale.

Je suis libre et liquide, même me voir vous rend ivre !
Je fluctue, oui je je vibre, mon contact rend stupide.
Oui je tue au calibre, et que « qui m’aime me suive » !
Je suis ta raison de vivre, moi l’idolâtre et le putride.

Je suis une valeur sans principe,
Je suis un train sans conducteur.
Je règne d’Afrique en Amérique
Finance les briques de vos demeures,

A ton banquier, je donne la trique,
De toutes les guerres je suis vainqueur !
A mon actif, des antalgiques,
Des morts tragiques dans vos « 20 heures ».

Je suis ticket cupide, à moi tout est permis.
Je suis seul créateur des pendus-débiteurs.
Je suis l’argent liquide et le prix que l’on prie,
La valeur de vos heures, Le salaire de vos vies,
Et la peur dans les coeurs de tous ceux que je fuis !

 

 

 

 

 

 

 

la Grande insulte

Dieu :  

– Marcus, Ouvre les yeux.

Marcus :

– Où suis-je ?

Dieu : 

– Tu, es à à peu près 27’000 années lumières de la Terre, dans la constellation du sagitaire, dans la banlieue de l’amas galactique NGC.64.40, découvert par les êtres humains il y a  232 ans.

Tournes toi un instant, et regarde en haut. Il y a de la vie unicéllulaire sur cette planète que tu vois. De la vie qui, éventuellement deviendra multicellulaire et terrestre. Comme sur terre, plus de 99.9% des espèces là-bas vont s’éteindre, avant qu’une seule de ces espèces envoie finalement un de leur congènère où nous nous trouvons en cet instant, sur leur lune.

Si je ne l’avais pas voulu ainsi, je ne l’aurais pas fait ainsi. Comme pour un métal précieux ou un joyaux ; pour que quelque chose ait de la valeur, il doit être fini. Rien de ce qui est infini n’est précieux, y compris la vie.

– Sabrina, ouvres tes yeux.

 

Sabrina :

– Que se passe-t-il ?

 

Dieu :

– Sabrina, ouvres tes yeux et regarde l’horizon. Tu t’apprêtes à voir le lever de soleil d’une hypergéante rouge. Même si nous en sommes éloignés, l’aride monde désertique sur lequel tu te tiens chauffe à 1’100° c. Rien ne vit ici. Pourtant il y a d’innombrable endroits comme ça, se dispersant dans l’univers, comme tant de petites mottes de terre.

Et ce monde entier ne semble être qu’une petite motte de terre, mais l’est aussi la supergéante quand on la compare à la portion de la galaxie qu’elle appelle « maison ». Et même la galaxy te semble une petite motte de terre, si on la compare au nuage de galaxie qui occupe cette petite portion de l’Univers.

Je ne me suis pas donné la peine de créer de telles échelles de grandeur et de variété pour qu’un seul type de personne y pense d’une seule et unique façon.

 

– Samuel, ouvres tes yeux. Je t’ai amené à cet endroit au hasard, et nous sommes dans une galaxie lointaine de la voie lactée, et tu ne savais pas que cet endroit existait avant que je ne te la montre.

L’espace voyage plus vite que la lumière qui le traverse. Puisque les galaxies s’éloignent, leur lumière cessera de pouvoir s’atteindre les unes les autres. Ainsi, les futures civilisations qui naîtront bien après que la terre fûsse désintégrée ne connaîtront rien des autres galaxies. Ils connaîtront rien qu’un Univers fait de ténèbres.

Mais toi, et les organismes nés des milliards d’années dans leur passé, totalement effacés par le temps, ont vu les beautés d’un Univers qu’ils ne connaîtront jamais.

 

A suivre…. Si l’histoire plaît, faites le savoir 😀