Mondialisé

Bled

Et la mer et la plage

Et la terre et l’orage

Et le pays de nos enfance

Et puis la pluie dès que l’on danse

Et les amis qu’on a perdu

Perdu de vue malgré la rue

Et les pourris que l’on balance

Malgré la crue ôter la vue

Silence

Hors d’ombragé je te ressemble

À ceux qui crient à ceux qui tremblent.

L’on ne saura quel saint vouer,

Hors des tisseuses et du rouet

L’on ne saura quel saint maudire

L’on ne saura quel saint mensonge

L’on ne saura quel psalmodie,

L’on verra quelques belles rencontres

J’avoue

On pleure on chie on rit
dégaine de shinobi
Je suis pas Jacques Attali
Ni Attila on prie on vit.

Le biff je leur ai pris,
Sans rancune ni scrupule,
A tout ces gosses qu’on entube.
A tous ces gens qui furent amis.

J’ai pas la dégaine de ouf, j’avoue
T’as de la sape mais pas de soupe, avoue
Hier encore j’ai fini saoul, j’avoue
Hier encore t’as pris des coups, avoue.
J’ai pas la dégaine de ouf, j’avoue
T’as de la sape mais pas de soupe, avoue
Hier encore j’ai fini saoul, j’avoue
Hier encore t’as pris des coups, avoue.
On pleure, on vit on crie,
Mais chui pas l’abbé Pierre
J’parle de la croisée à Nanterre
de tous ces gens que l’on oublie

Le biff on leur a pris
Et matte moi cette dégaine
Ces foutus irruptions de haines
et leurs putain d’guerre de partis

Château dans le ciel

Et pour lire sur Nos lèvres des mots que je ne dis pas, passioné d’ombre

Parole

Que se lèvent tous ceux qu’ont le même Dieu sur terre

Puisque le Dieu des dieux oui c’est d’aimer son frère

Que le souffle des balles m’emporte en sa moisson,

Que nos rives et Nos râles en deviennent chanson.

Puisqu’il faudra bien vivre même après les fusils,

Puisqu’il faudra bien rire pour qu’on aime la vie

Ma colombe est tombée mais elle se relèvera

Car les tombes entassées n’accueillent pas que ds rats.

Réseau

Les amicales et les réseaux,
Visages pâles et caniveaux,
La jument râle les Saligauds,
Dessous le châle chante l’Oiseau.