J’avoue

On pleure on chie on rit
dégaine de shinobi
Je suis pas Jacques Attali
Ni Attila on prie on vit.

Le biff je leur ai pris,
Sans rancune ni scrupule,
A tout ces gosses qu’on entube.
A tous ces gens qui furent amis.

J’ai pas la dégaine de ouf, j’avoue
T’as de la sape mais pas de soupe, avoue
Hier encore j’ai fini saoul, j’avoue
Hier encore t’as pris des coups, avoue.
J’ai pas la dégaine de ouf, j’avoue
T’as de la sape mais pas de soupe, avoue
Hier encore j’ai fini saoul, j’avoue
Hier encore t’as pris des coups, avoue.
On pleure, on vit on crie,
Mais chui pas l’abbé Pierre
J’parle de la croisée à Nanterre
de tous ces gens que l’on oublie

Le biff on leur a pris
Et matte moi cette dégaine
Ces irruptions de haines
et leurs guerre de partis

 

Château dans le ciel

Et pour lire sur Nos lèvres des mots que je ne dis pas, passioné d’ombre

Parole

Que se lèvent tous ceux qu’ont le même Dieu sur terre

Puisque le Dieu des dieux oui c’est d’aimer son frère

Que le souffle des balles m’emporte en sa moisson,

Que nos rives et Nos râles en deviennent chanson.

Puisqu’il faudra bien vivre même après les fusils,

Puisqu’il faudra bien rire pour qu’on aime la vie

Ma colombe est tombée mais elle se relèvera

Car les tombes entassées n’accueillent pas que ds rats.

Réseau

Les amicales et les réseaux,
Visages pâles et caniveaux,
La jument râle les Saligauds,
Dessous le châle chante l’Oiseau.

2019 ce s’ra la guerre, 

 

 

Quitte à charbonne comme un malade
Prends moi la main, pars en balade,
Le poto tappe une accolade,
Tu fumes et ça dégringolade.

Les mitraillades et la Téci
La mitraillette dans ton Calcif
Tu me parles de bizz, mais t’as même pas les bases, donc bas les pattes, augmente les basses, balance la frappe, éclate une tazz, l’histoire te rattrape dans ta ZAD.

2019 ce s’ra la guerre,
Le Game en pâlira,
C’est pas l’Irak,
Flow d’malinois
ça vend d’la pure et du peura.

2019 ce s’ra la guerre,
Le Game en pâlira,
C’est pas l’Irak,
Flow d’malinois
ça vend d’la pure et du peura.
Quitte je le jure, à n’plus l’ouvrir,
Je n’connais pas l’histoire.
Monsieur le commissaire,
Quand voudrez-vous le voir !

J’ai fuis la taule et ses geôliers,
Mais pas la piaule est mes tauliers.
Tu compose la suite,
Quand moi je l’ai louée.

2019 ce s’ra la guerre,
Le Game en pâlira,
C’est pas l’Irak,
Flow d’malinois
ça vend d’la pure et du peura.

2019 ce s’ra la guerre,
Le Game en pâlira,
C’est pas l’Irak,
Flow d’malinois
ça vend d’la pure et du peura.

 

 

 

 

 

 

L’étoile

J’ai vu l’étoile elle m’a brûlé

Tâché la toile et m’a tué

Et puis la chute est arrivée

Connu la lutte et les trophées,

Et puis elle s’en est enfui de sa cage dorée

Mon étoile dans la nuit mon étoile adorée

Elle s’en va a la guerre éclairer d’autres cieux

Nourrir d’autres printemps, saluer mes aïeux

Po@ésie

.Entre le taf alimentaire,

Et les petits boulots

Elle a les yeux d’un diamantaire

Et se dit au bout du rouleau.

Elle est si belle et si fragile,

J’espère la voir demain,

Une hirondelle chez les épines

Coincée dans son ptit sac à main

Elle rêve d’Azur et de vacances

Voudrait bien quoi lui preennes la main.

Qu’on la réveille en Pleine nuit

Pour lui dire juste qu’elle est trop belle

Et que ma reine fut Ceury

Pour qu’on y voit des étincelles,

Pour toi mon langage est fleuri.

J’attends toujours les hirondelle,

Mais toujours il saisissait, fiston de la téci

Comme les platanes s’assagissaient, passant la gomme sur ses récits

Sur ces récifs il s’agitait trop obstiné a prendre la fuite

Satan l’habite

ca sens la bise

500 la mise

Ca sent la crise

Saleté d’actrice

Ca sent l’factice et la traîtrise

Le regard est tordu

La jeune fille est obscène

Tout partit d’un malentendu

Elle se repasse la scène

Même s’il n’a plus d’lacets

Même s’il n’a plus d’lacets

Lui continue a croire en dieu

A croire aux cieux

A croire au Mieux

A croire aux siens

A croire au Feu

A croire aux saints

A croire en eux

Le jugement est stérile, la chute lui va bien

Pas l’genre a s’reveiller avant, 15 h du matin

Il arbore les couleurs, de ce pénitencier

Parfois dans sa cellule il a l’allure d’un carnassier

Et c’est la chute, des fils de pute

Toujours la au bout du rouleau

Toujours present quand ça s’implique

A courir les petits boulots

Encaisse les piques et les rouleaux

Il n’en finira que roulé

Fort comme un chêne chez les bouleaux

Il ne pourra que regretterer

Et même la vie parfois recule

Face à un Homme déterminé

Je rêve d’un public qui m’adule

Pas de leurs taules et leurs procès.