Un plat qui se mangera froid

Se croyant au sommet de l’art,
Moitié bonne poire, moitié cafard
Trop couard, il évite sûrement les miroirs.
Le voir me fait broyer du noir.

Et même son parfum est bizzare.
genre odeur d’pisse sur vieux quai de gare.
Et comme l’abeille perdant son dard,
Tu m’as piqué ; tu vas déchoir.

Tu seras seul comme l’est un phare,
Tu va me voir briser tes gloires.
Saches qu’un pavé heurtant la marre,
Peut faire des vagues jusqu’au soir…

Profites encore du prétoire,
Le vent du talion se prépare
Profite de tes derniers soirs,

Il est trop tard : ton sort est le trottoir
Une derniere chose pour clore l’histoire : 

pour ton info… j’ai bonne mémoire 

Collosse de pierre ! 

Aurore se lève, au goût d’amer

Âme esseulée, je te ressemble 

Nous fûmes brûlés, à ce qu’il semble

Nous ne sommes plus Collosse de pierre. 

,

Peuple qui rêve, redevient fier, 

Dirige ta fronde vers les mirages

Plutôt la tombe que l’esclavage 

Redevenons Collosse de pierre ! 

,
Peuple qui crèves, nous qui sommes frères, 

Il n’est plus l’heure de rester frêles. 

Que notre voix déchire le ciel, 

Et nous serons Collosse de pierre ! 

,

Peuple se lève, victime d’hier, 

Deviens tonnerre, Sois ciel qui gronde ! 

Car nous sommes fiers, Nous sommes le monde. 

Soyons ensembles, Colosse de pierre ! 

,

Peuple immortel, peuple prospère,

Vainqueurs et bon, héros d’Histoire 

Guidera nos enfants tel un phare, 

Peuples fut toujours Colosse de pierre.