Système

Le système aurait-il un tic ?
Une haine pratique ?
une veine magique ?
Une méningite ?

Car il surveille même les balades,
Qu’il se réveille ! Est-il malade ?
N’attendrait-il que l’estocade ?

Blague.

Quand le privé devient tabou,
et que crier me mêne a bout,
je ne sais plus en quoi je l’aime
car ils récoltent ce que l’on sème.

Grade.

Et les armées qu’on voit périr,
sur les écrans de nos tirelires,
au nom du Beau, au nom du Bien,
au nom du Blé pour quelques-uns

Crade.

la Grande insulte

Dieu :  

– Marcus, Ouvre les yeux.

Marcus :

– Où suis-je ?

Dieu : 

– Tu, es à à peu près 27’000 années lumières de la Terre, dans la constellation du sagitaire, dans la banlieue de l’amas galactique NGC.64.40, découvert par les êtres humains il y a  232 ans.

Tournes toi un instant, et regarde en haut. Il y a de la vie unicéllulaire sur cette planète que tu vois. De la vie qui, éventuellement deviendra multicellulaire et terrestre. Comme sur terre, plus de 99.9% des espèces là-bas vont s’éteindre, avant qu’une seule de ces espèces envoie finalement un de leur congènère où nous nous trouvons en cet instant, sur leur lune.

Si je ne l’avais pas voulu ainsi, je ne l’aurais pas fait ainsi. Comme pour un métal précieux ou un joyaux ; pour que quelque chose ait de la valeur, il doit être fini. Rien de ce qui est infini n’est précieux, y compris la vie.

– Sabrina, ouvres tes yeux.

 

Sabrina :

– Que se passe-t-il ?

 

Dieu :

– Sabrina, ouvres tes yeux et regarde l’horizon. Tu t’apprêtes à voir le lever de soleil d’une hypergéante rouge. Même si nous en sommes éloignés, l’aride monde désertique sur lequel tu te tiens chauffe à 1’100° c. Rien ne vit ici. Pourtant il y a d’innombrable endroits comme ça, se dispersant dans l’univers, comme tant de petites mottes de terre.

Et ce monde entier ne semble être qu’une petite motte de terre, mais l’est aussi la supergéante quand on la compare à la portion de la galaxie qu’elle appelle « maison ». Et même la galaxy te semble une petite motte de terre, si on la compare au nuage de galaxie qui occupe cette petite portion de l’Univers.

Je ne me suis pas donné la peine de créer de telles échelles de grandeur et de variété pour qu’un seul type de personne y pense d’une seule et unique façon.

 

– Samuel, ouvres tes yeux. Je t’ai amené à cet endroit au hasard, et nous sommes dans une galaxie lointaine de la voie lactée, et tu ne savais pas que cet endroit existait avant que je ne te la montre.

L’espace voyage plus vite que la lumière qui le traverse. Puisque les galaxies s’éloignent, leur lumière cessera de pouvoir s’atteindre les unes les autres. Ainsi, les futures civilisations qui naîtront bien après que la terre fûsse désintégrée ne connaîtront rien des autres galaxies. Ils connaîtront rien qu’un Univers fait de ténèbres.

Mais toi, et les organismes nés des milliards d’années dans leur passé, totalement effacés par le temps, ont vu les beautés d’un Univers qu’ils ne connaîtront jamais.

 

A suivre…. Si l’histoire plaît, faites le savoir 😀

 

 

 

J’ai prouvé l’Âme

yeahsciencebitch
Si l’on admet que nos pensées sonnt réductibles à des schémas de connexions précis dans le cerveau entre des neurones assignés à une même aire de compétence,

Et si l’on admet les lois thermodynamique de conservation de l’énergie dans les systêmes fermés,

Alors on admet que les pensées dans le cerveau sont matière.
Ou énergie, c’est selon.

Mais si pensée est énergie, et si matières est énergie, alors qu’en est il de son energie potentielle, laquelle fût contrariée par un meurtre ou un suicide ?

Si l’énergie est conservée l’énergie potentielle aussi.

Aussi, en mourant, il n’y a que lâme qui a vécu qui meurt, et l’âme encore énergie potentielle survit.

Larme Filante

Je suis l’étoile au firmament
qui toujours guidera les âme errantes
Je suis le voile sur l’œil savant
qui réclame à la raison, un soupçon de ciel
Je suis, telle la bouche de l’orfèvre achevant l’œuvre ; souriante.

Je suis l’éternité qui pleure,
Et le doux rire des invincibles
Je suis un sanglot de bonheur
Une goutte de sel en équilibre
Petite larme, craignant de s’aplatir
pour cause de paupière pliante
se maintient pourtant sur le fil, s’efforçant de rester brillante
Mais notre minuscule, funambule, baisse les bras et capitule Se laissant filer droite mais dansante,

elle mourra loin du ciel elle qui fut étoile filante.

Rêve-olution

Ils ont dans le regard un éclat magnifique
Une lueur sacrée, quelque chose de mystique
Et même si le monde devait finir demain
Ils ne douteraient pas un instant du destin

Quand les pleutres et les tièdes préconisent l’abandon,
Quand les peuples essoufflés ne connaissent plus leur nom,
Quand lointaine et naïve semble toute fin heureuse,
Eux seuls font de chaque jour une révolte silencieuse

Quand les vents du changement lacèrent nos poumons,
Quand on ne chante plus l’avenir que depuis les prisons,
Ils savent que la pierre tremble, si l’esprit la bouscule
Et attendent sans une larme qu’arrive le crépuscule

Si les chaînes à leurs pieds en font bien des esclaves
Leurs regards invincibles restent la marque des braves.
Puisque même face aux Dieux sans peur ils se rebellent,
Ces étoiles, mêmes mortes, rendent les nuits si belles.

Au chevet des futurs ils murmurent ces prières
Que n’osent même plus chanter les damnés de la terre.
Car l’espoir ne se meurt que si l’on s’en endeuille,
Au diable les chrysanthèmes et au feu les cercueils !

Héroïsme anachronique

Il vivait à une époque bien loin de la nôtre. Une époque ou les mythes se transmettaient au coin du feu, une époque durant laquelle les monstres peuplaient les campagnes. Une époque de héros. Une époque où les Hommes étaient encore des Hommes.

Il vivait dans une contrée ou l’honneur était exalté, où la lâcheté était un péché. Un archipel magnifique où, au soir, les fleurs de cerisiers mourraient dans une légère brise tout en virevoltant jusqu’à fusionner avec un de ces ciels teinté d’un orange apocalyptique.

Il vivait à une époque infiniment loin de la nôtre.

Le jeune homme se tenait là, dans le couchant. La lumière tamisée de cette soirée se reflétait dans le tranchant de la lame de son sabre qu’il avait soigneusement affuté pour l’occasion. En effet, ce soir il allait mourir. Il le savait et s’y préparait depuis sa naissance. Il ne ressentait ni peur, ni tristesse, car sa mort était la seule alternative pour préserver l’honneur de son nom. Il allait s’éteindre tel la fleur fauchée par le vent, encore jeune et magnifique.

Il n’était plus temps de renoncer ni de réfléchir. Il avançait d’un pas terriblement beau. Beau dans la mort, tel était sa voie. Déjà l’ennemi l’avait remarqué et se rassemblait. Il ne ralentit pas, sa respiration demeura calme et profonde. Déjà le soleil n’était plus qu’une fine larme de lumière étalée sur la cime des montagnes.

Alors que les étoiles se dévoilaient comme pour assister à sa fin, Il arrivait contre l’ennemi, seul contre la multitude, et à cet instant un sourire se dessina au coin de ses lèvres. À ce moment précis, dans la beauté de la mort, tel un funambule chevauchant la frontière indécelable qui sépare la chair de l’âme, Il fût un Dieu.

Ou peut-être juste un Homme