Portrait n°1: Je suis l’argent

Sans moi tu pars pas en vacances,
Je suis le Christ de la finance.
Me voir est synonyme de chance.
Point de bonheur en mon absence.

Je suis le nerf de la guerre, je suis la racine du mal,
J’ai enfanté toute la misère depuis le SIX à la City.
J’ensorcelle la terre, qu’il fasse jour ou qu’il fasse nuit,
Je sépare même les frère car moi seul prime la morale.

Je suis libre et liquide, même me voir vous rend ivre !
Je fluctue, oui je je vibre, mon contact rend stupide.
Oui je tue au calibre, et que « qui m’aime me suive » !
Je suis ta raison de vivre, moi l’idolâtre et le putride.

Je suis une valeur sans principe,
Je suis un train sans conducteur.
Je règne d’Afrique en Amérique
Finance les briques de vos demeures,

A ton banquier, je donne la trique,
De toutes les guerres je suis vainqueur !
A mon actif, des antalgiques,
Des morts tragiques dans vos « 20 heures ».

Je suis ticket cupide, à moi tout est permis.
Je suis seul créateur des pendus-débiteurs.
Je suis l’argent liquide et le prix que l’on prie,
La valeur de vos heures, Le salaire de vos vies,
Et la peur dans les coeurs de tous ceux que je fuis !

 

 

 

 

 

 

 

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la Grande insulte

Dieu :  

  • Marcus, Ouvre les yeux.

Marcus :

  • Où suis-je ?

Dieu : 

  • Tu, es à à peu près 27’000 années lumières de la Terre, dans la constellation du sagitaire, dans la banlieue de l’amas galactique NGC.64.40, découvert par les êtres humains il y a  232 ans.

Tournes toi un instant, et regarde en haut. Il y a de la vie unicéllulaire sur cette planète que tu vois. De la vie qui, éventuellement deviendra multicellulaire et terrestre. Comme sur terre, plus de 99.9% des espèces là-bas vont s’éteindre, avant qu’une seule de ces espèces envoie finalement un de leur congènère où nous nous trouvons en cet instant, sur leur lune.

Si je ne l’avais pas voulu ainsi, je ne l’aurais pas fait ainsi. Comme pour un métal précieux ou un joyaux ; pour que quelque chose ait de la valeur, il doit être fini. Rien de ce qui est infini n’est précieux, y compris la vie.

  • Sabrina, ouvres tes yeux.

 

Sabrina :

  • Que se passe-t-il ?

 

Dieu :

  • Sabrina, ouvres tes yeux et regarde l’horizon. Tu t’apprêtes à voir le lever de soleil d’une hypergéante rouge. Même si nous en sommes éloignés, l’aride monde désertique sur lequel tu te tiens chauffe à 1’100° c. Rien ne vit ici. Pourtant il y a d’innombrable endroits comme ça, se dispersant dans l’univers, comme tant de petites mottes de terre.

Et ce monde entier ne semble être qu’une petite motte de terre, mais l’est aussi la supergéante quand on la compare à la portion de la galaxie qu’elle appelle « maison ». Et même la galaxy te semble une petite motte de terre, si on la compare au nuage de galaxie qui occupe cette petite portion de l’Univers.

Je ne me suis pas donné la peine de créer de telles échelles de grandeur et de variété pour qu’un seul type de personne y pense d’une seule et unique façon.

 

  • Samuel, ouvres tes yeux. Je t’ai amené à cet endroit au hasard, et nous sommes dans une galaxie lointaine de la voie lactée, et tu ne savais pas que cet endroit existait avant que je ne te la montre.

L’espace voyage plus vite que la lumière qui le traverse. Puisque les galaxies s’éloignent, leur lumière cessera de pouvoir s’atteindre les unes les autres. Ainsi, les futures civilisations qui naîtront bien après que la terre fûsse désintégrée ne connaîtront rien des autres galaxies. Ils connaîtront rien qu’un Univers fait de ténèbres.

Mais toi, et les organismes nés des milliards d’années dans leur passé, totalement effacés par le temps, ont vu les beautés d’un Univers qu’ils ne connaîtront jamais.

 

A suivre…. Si l’histoire plaît, faites le savoir 😀

 

 

 

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Le mal…et pourquoi pas ?

Et si, l’homme avait inventé le diable et ses démons juste pour pouvoir se rassurer, pour pouvoir se dire qu’il n’était pas lui même l’être le plus mauvais de la création ?

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Protégé : J’ai prouvé l’Âme

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Je ne suis pas charlie

Je suis la vie qui doucement quitte
Un corps d’enfant sous ciel d’Afrique
Je suis la pluie sur mur de briques
Sèche comme le cœur des politiques

Je suis la misère lointaine, celle qui ne touche pas vos cœurs
Je suis les colères et les peines, je suis l’amère et les rancœurs
Je suis les victimes de l’hiver et nous sur mourrons sur vos paliers
Je suis peut-être sans abri, mais vous êtes sans humanité

Je suis les litiges entre amis
Les raisons de tous vos silences
Je suis les regrets de vos vies
Et ces douloureuses absences

Je suis les ruptures et les pleurs, les ecchymoses et les cocards
Je suis les monstres et les peurs, toutes ces roses teintées de noir
Je suis les accros de la vie qui font chavirer les destins
Je suis l’inoublié conflit qui chaque jour gâche déjà demain

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Afric’atastrophe

Le soleil était haut dans le ciel à cette heure de la journée et martelait d’une chaleur infernale ce petit pays d’Afrique dont personne ne se soucie. Sur cette terre majestueuse qui vu naître l’Homme, l’odeur de la mort planait. Étalé dans un fauteuil, à l’ombre d’un arbre centenaire, il y avait Gérald.

Gérald fixait le vide de ses yeux à moitié clos. Tout chez Gérald, comme chez ses camarades, puait la mort. À commencer par sa kalachnikov qui, vu son état d’usure, avait tué plusieurs centaines de fois. Puis il y avait ses vêtements dans lesquels il flottait, ces vêtements constellés par un sang noir. Noir par la chaleur trop forte, noir par la lumière trop intense, noir de l’injustice de ces vies arrachées, noir de ces femmes violées, de ces enfants mutilés. Le sang était noir comme s’il portait le deuil d’un espoir qui n’a jamais vraiment existé, il était noir comme la peau de ce peuple que Dieu a abandonné il y a de ça bien longtemps.

Tous étaient des enfants. Des enfants, nés au mauvais endroit, qui ne connaîtrons jamais autre chose que le meurtre et l’ivresse. Aucun ne bougeait car à ce moment de l’après-midi, tous étaient déjà saouls. Tel des robots ils patientaient, tétant de temps à autre une bouteille remplie d’un whisky écoeurant. Déjà plus aucun d’eux ne distinguaient ni un jour de l’autre, ni un meurtre de l’autre. Ils étaient suspendus dans un état de non-existence. Loin de la vie et de toute émotion. Un homme plus âgé parût, et, dans une cohue totale tous se levèrent et se placèrent comme on leur avait appris. Sans famille, sans amour, sans soutien, ils n’avaient plus que le colonel, et pour une marque d’affection, un sourire reconnaissant, une tape sur l’épaule, ils tuaient encore et encore.

Dans la fraîcheur de la nuit africaine, tel des diables enragés, les enfants tuaient. Des cris déchiraient la nuit. Et lorsque le chant des mitraillettes se mêle à ces cris d’innocents que l’on entendra jamais, les criquets pleurent en chantant ce requiem de marin ivre, cette hymne à une humanité disparue

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