AVFF2

J’voudrais vous dire qu’il y a de ces soirs

Ou même minable je me console,

De ses sourires en toile de mer,

De toujours ses belles paroles.

Moi j’peux vous dire qu’elle est trop belle,

Et puis j’dis merde à leurs histoires !

Et ça vous regarde si c’était elle ?

Et si j’en perds parfois mémoire.

#amour, #espoir, #passe, #poesie

la Grande insulte

Dieu :  

  • Marcus, Ouvre les yeux.

Marcus :

  • Où suis-je ?

Dieu : 

  • Tu, es à à peu près 27’000 années lumières de la Terre, dans la constellation du sagitaire, dans la banlieue de l’amas galactique NGC.64.40, découvert par les êtres humains il y a  232 ans.

Tournes toi un instant, et regarde en haut. Il y a de la vie unicéllulaire sur cette planète que tu vois. De la vie qui, éventuellement deviendra multicellulaire et terrestre. Comme sur terre, plus de 99.9% des espèces là-bas vont s’éteindre, avant qu’une seule de ces espèces envoie finalement un de leur congènère où nous nous trouvons en cet instant, sur leur lune.

Si je ne l’avais pas voulu ainsi, je ne l’aurais pas fait ainsi. Comme pour un métal précieux ou un joyaux ; pour que quelque chose ait de la valeur, il doit être fini. Rien de ce qui est infini n’est précieux, y compris la vie.

  • Sabrina, ouvres tes yeux.

 

Sabrina :

  • Que se passe-t-il ?

 

Dieu :

  • Sabrina, ouvres tes yeux et regarde l’horizon. Tu t’apprêtes à voir le lever de soleil d’une hypergéante rouge. Même si nous en sommes éloignés, l’aride monde désertique sur lequel tu te tiens chauffe à 1’100° c. Rien ne vit ici. Pourtant il y a d’innombrable endroits comme ça, se dispersant dans l’univers, comme tant de petites mottes de terre.

Et ce monde entier ne semble être qu’une petite motte de terre, mais l’est aussi la supergéante quand on la compare à la portion de la galaxie qu’elle appelle « maison ». Et même la galaxy te semble une petite motte de terre, si on la compare au nuage de galaxie qui occupe cette petite portion de l’Univers.

Je ne me suis pas donné la peine de créer de telles échelles de grandeur et de variété pour qu’un seul type de personne y pense d’une seule et unique façon.

 

  • Samuel, ouvres tes yeux. Je t’ai amené à cet endroit au hasard, et nous sommes dans une galaxie lointaine de la voie lactée, et tu ne savais pas que cet endroit existait avant que je ne te la montre.

L’espace voyage plus vite que la lumière qui le traverse. Puisque les galaxies s’éloignent, leur lumière cessera de pouvoir s’atteindre les unes les autres. Ainsi, les futures civilisations qui naîtront bien après que la terre fûsse désintégrée ne connaîtront rien des autres galaxies. Ils connaîtront rien qu’un Univers fait de ténèbres.

Mais toi, et les organismes nés des milliards d’années dans leur passé, totalement effacés par le temps, ont vu les beautés d’un Univers qu’ils ne connaîtront jamais.

 

A suivre…. Si l’histoire plaît, faites le savoir 😀

 

 

 

#amour, #conte, #courage, #critique, #dialogue, #dieu, #histoire, #jugement, #metaphysique, #monde, #mort, #passe, #philosophie, #poesie, #religion, #satire

Protégé : J’ai prouvé l’Âme

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In Fine

Elle m’a dit.

Elle m’a dit ne t’inquiètes pas, car un jour on s’retrouvera.
Elle m’a dit de ne jamais lâcher, malgré la vie et ses coups bas,
Que si mes plaies saignaient encore, une jour la guérison viendra.
Et qu’un jour c’est inévitable sous les platanes elle reposera

Elle m’a dit oui je t’aime, juste avant de partir.
Elle m’a laissé le coeur en peine en rêvant de mourir.
Elle est parti sans gène, sans ne pousser soupire.
Elle n’est plus en mon ame que malheur et morts souvenirs.

Quand ces matins de peines me rappellent a son visage.
Il ne demeure que solitude et ce vertige propre aux naufrages.
Quand vient malgré poèmes, ma belle des paysages
Mon âme se meurt dans l’habitude, apres 23 piges de voyages

#passe, #poeme, #rupture

Héroïsme anachronique

Il vivait à une époque bien loin de la nôtre. Une époque ou les mythes se transmettaient au coin du feu, une époque durant laquelle les monstres peuplaient les campagnes. Une époque de héros. Une époque où les Hommes étaient encore des Hommes.

Il vivait dans une contrée ou l’honneur était exalté, où la lâcheté était un péché. Un archipel magnifique où, au soir, les fleurs de cerisiers mourraient dans une légère brise tout en virevoltant jusqu’à fusionner avec un de ces ciels teinté d’un orange apocalyptique.

Il vivait à une époque infiniment loin de la nôtre.

Le jeune homme se tenait là, dans le couchant. La lumière tamisée de cette soirée se reflétait dans le tranchant de la lame de son sabre qu’il avait soigneusement affuté pour l’occasion. En effet, ce soir il allait mourir. Il le savait et s’y préparait depuis sa naissance. Il ne ressentait ni peur, ni tristesse, car sa mort était la seule alternative pour préserver l’honneur de son nom. Il allait s’éteindre tel la fleur fauchée par le vent, encore jeune et magnifique.

Il n’était plus temps de renoncer ni de réfléchir. Il avançait d’un pas terriblement beau. Beau dans la mort, tel était sa voie. Déjà l’ennemi l’avait remarqué et se rassemblait. Il ne ralentit pas, sa respiration demeura calme et profonde. Déjà le soleil n’était plus qu’une fine larme de lumière étalée sur la cime des montagnes.

Alors que les étoiles se dévoilaient comme pour assister à sa fin, Il arrivait contre l’ennemi, seul contre la multitude, et à cet instant un sourire se dessina au coin de ses lèvres. À ce moment précis, dans la beauté de la mort, tel un funambule chevauchant la frontière indécelable qui sépare la chair de l’âme, Il fût un Dieu.

Ou peut-être juste un Homme

#courage, #histoire, #instant, #mort, #nostalgie, #passe, #samourai