Mon Pèr’dant

Comment te pardonner tous tes faux pas qui m’ont perdu
Qu’importent les liens du sang, l’amour d’un fils n’est pas un dû.
Car ton absence m’a trop forcé à ne compter que sur moi même
Est-ce ma faute ? Ne fais tu pas que récolter ce que tu sèmes ?

Une enfance triste à espérer recevoir l’attention d’un père ;
Une adolescence agitée d’un jeune en manque de repères.
Un adulte dans un corps de gosse à force d’affronter les galères
Des espoirs trop de fois déçus qui reposent six pieds sous terre.

Un père sévère souvent absent finit par perdre ses enfant
Mais les petits remontent la pente car nulle douleur n’est permanente
Et puisqu’il chanta tout l’été il est désormais l’heure qu’il danse
Aujourd’hui je t’envoie valser, tu as laissé filer ta chance.

Certains diront qu’un mauvais père vaut toujours mieux qu’être orphelin
Mais un bon père imaginaire vaut plus qu’un père qui ne vaut rien.
En pierre se transforme le cœur, tu deviens fort ou bien tu crèves
Grandir c’est affronter ses peurs sans pour autant tuer ses rêves

Et si un jour c’est à mon tour d’assumer le rôle de père
De toute mon âme j’espère bien avoir appris de tes erreurs
Puisque la valeur d’une chose nous saute aux yeux quand on la perd
Je te remercie du malheur qui m’apprendra à être meilleur.

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